Pistes de corrigé du partiel de novembre

 

 

Pistes de corrigé sur le contrôle de L2 S3, 7 novembre 2009      

 2 points à mettre en évidence et à travailler:

- avoir un bon esprit de synthèse pour aller aux points essentiels en un minimum de mots.

- jnustifier et argumenter en s'appuyant sur des connaissances rigoureuses et précises.

 

Mécanisme des Alliances :

Engrenage du jeu des alliances diplomatiques nouées depuis la fin du XIXème siècle et qui va mener au déclenchement de la guerre. Il y a deux réseaux d’alliance en présence :

La Triple Alliance  ou Triplice crée par Bismarck pour isoler la France après la guerre de 1870 et signée par l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie et l’Italie. Alliance défensive, elle a été reconduite en 1912.

La Triple Entente entreprise par le ministre des Affaires étrangères Paul Delcassé , signée par la France et la Russie en 1892, par la France et le Royaume-Uni en 1904 ( entente cordiale) et par le R.U et la Russie en 1907. Ce mécanisme se déclenche à la suite de l’attentat de Sarajevo , le 28 juin 1914, lors de la déclaration de la guerre par l’Autriche-Hongrie à la Serbie, soupçonnée d’être à l’origine de l’attentat. Après la Russie, l’Allemagne, la France, le RU s’engage dans la guerre le 4 août, à la suite de l’invasion de la Belgique  par l’Allemagne. L’Italie se déclare neutre.

 

« front intérieur »

Expression inventée par le premier ministre britannique Lloyd George, évoquant la mobilisation des civils dans le processus de guerre totale qui se déploie durant la 1ère guerre mondiale dans les pays belligérants. Des exemples sont attendus, notamment la mobilisation des femmes ( appel de Viviani le 2 août 1914) , l’appel aux emprunts d’Etat  ou l’Union sacrée du point de vue politique. Souligner le rôle de la propagande. D’autre part, ce « front intérieur » va accuser des signes de faiblesse, à partir de 1917, car les populations sont épuisées par l’effort de guerre. Ces »fronts » vont s’effondrer en novembre 1918 dans les Empires centraux, provoquant ainsi la fin des combats.

 

« démocratisme de façade »Terme « inventé » par S.Berstein. Il concerne les tentatives d’implantation de systèmes démocratiques en Europe centrale, notamment dans les états issus de l’explosion de l’Empire austro-hongrois. Des exemples précis  et justifiés sont attendus :  Hongrie, Pologne, Royaume Yougoslave….. Mais ces tentatives dérivent rapidement au cours des années 20 en pouvoir autoritaire qui ne respecte plus le système parlementaire. ( idem)

 

Brutalisation Concept introduit par l’historien George Mosse dans son livre De la Grande Guerre au totalitarisme. Le concept de brutalisation correspond à l’idée que l’extrême violence expérimentée pendant la Première Guerre a eu des répercussions sur la société d’entre-deux-guerres, qu’elle a engendré la violence politique et sociale : elle serait à l’origine de la victoire des nazis.  La brutalisation a particulièrement touché les pays vaincus comme l’Allemagne mais aussi l’Italie avec le sentiment de frustration ressenti à la fin de la guerre. Cette violence, au lieu de se tourner vers l’ennemi extérieur s’est tournée vers l’ennemi intérieur.
Elle se manifeste par l’indifférence à l’égard de la mort de masse, la  banalisation de la violence dans la vie quotidienne,  l’idée que la guerre a crée un homme nouveau, le héros, l’homme d’action. Ce concept a été repris par l’historiographie récente, notamment les historiens  autour de l’Historial de Péronne comme Stéphane Audoin-Rouzeau et Annette Becker qui se sont davantage intéressés au développement d’une « culture de guerre ». ( cf fiche de lecture et recherches persos !!)

 

 Dékoulakisation Processus d’élimination des koulaks par Staline à partir de 1928/29, date du « Grand Tournant » de la politique soviétique. Les koulaks sont des paysans propriétaires plus ou moins enrichis par la politique de la NEP, employant souvent des ouvriers agricoles. Le premier Plan quinquennal de Staline prévoit de transformer la Russie «  archaique et débile » en un pays moderne et industriel. Pour cela, il prévoit la collectivisation des terres et leur organisation en fermes collectives : les kolkhoses et les sovkhoses. Devant la réticence et la résistance des paysans, le pouvoir soviétique organise des réquisitions, des arrestations , des déportations dans les Goulags. L’Ukraine est une région particulièrement éprouvée, notamment par une famine volontairement gérée par Moscou, qui provoque des millions de morts. En 1934, cette politique  a  abouti  à une mise au pas complète de la paysannerie, avec néanmoins une concession sur un lopin de terre resté individuel.

 

« Esprit de Genève »  Expression à mettre en relation avec la politique pacifique de réconciliation européenne, mise en place après la 1ère Guerre mondiale.  Il est inspiré , à la base, par les « 14 points Wilson »). exposés le 8 janvier 1918 devant le Congrès américain. Ces principes reposent sur 3 idéaux : Démocratie, Liberté (la liberté des peuples à disposer d’eux-même) et Paix ( instauration de la SDN en 1920) . Durant les années 20, cette institution tente de mettre en application cet idéal, notamment par les tentatives de réconciliation franco-allemande  menées par Aristide Briand, ministre des affaires étrangères de la France, et Gustav Streseman , chacelier allemand. Le sommet de cette politique culmine en 1928/29 avec le pacte Briand/Kellog ( guerre mise « hors la loi ») et la proposition de la création des Etats-Unis d’Europe.

 

NEP  «  Nouvelle politique économique »  ( Novaïa Ekonomitcheskaïa Politika) mise en place par  Lénine à partir de 1921, aux lendemains de la Guerre civile et le Communisme de guerre. La Russie est ruinée et exsangue. Pour assurer une reconstruction rapide et la motivation paysanne,  la Russie connaît un retour partiel au capitalisme et à  une certaine économie de marché  libérale ( vente du surplus, après prélèvement d’un impôt en nature). La grande industrie reste nationalisée, ainsi que la banque ; par contre les entreprises de moins de 20 salariés sont indépendantes. Le régime politique reste communiste et à parti unique. La Nep provoque un débat après la mort de Lénine : Boukharine est pour, Trotski contre. Finalement, Staline abandonne cette politique à partir de 1928 avec la collectivisation.

 

Union sacrée   Expression employée  pour qualifier le mouvement de rapprochement politique  de tous les partis politiques français au moment du déclenchement de la Première Guerre mondiale. Elle fut utilisée pour la première fois à la Chambre des députés le 4 août 1914, par le Président de la République, Raymond Poincaré. Le même jour, Léon Jouhaud, secrétaire  socialiste de la CGT, proclame son ralliement à la guerre aux funérailles de Jaurès. Contrairement aux attentes, l’ensemble des organisations syndicales et politiques , pourtant d’essence pacifiste,  se rallièrent au gouvernement. Certains y ont même participés, dont Albert Thomas , secrétaire d’état à l’armement.  On retrouve ce mouvement  dans les autres pays d’Europe- en Angleterre, en Russie ou en Allemagne. Cette Union sacrée connaît ses premières remises en cause à partir des années 1915/16 , avec des conférences de l’Internationales qui condamnent le conflit (Zimmerwald ; Kienthal). L’usure des soldats en 1917 ( mutineries) et des populations ( grèves) mettent fin à cette adhésion  dans le cas de la France.

 

Dans quelle mesure l’expression « Révolution d’octobre » est-elle justifiée ?

 Bien que l’évènement qualifié de « Révolution d’octobre » ait eu lieu le 7 et 8 novembre 1917 selon notre calendrier grégorien, cette expression est justifiée par le fait qu’il s’est déroulé le 24-25 octobre 1917 selon le calendrier julien en vigueur en Russie à l’époque.                                                                                Néanmoins, cet évènement en lui-même ne peut être considéré comme une révolution, dans le sens où il n’a pas été un mouvement populaire de masse voulant mettre brutalement  et radicalement un terme à un régime existant. Il s’agit plutôt d’un coup d’Etat organisé par Lénine et les bolcheviks, insurrection minutieusement élaborée quelques jours plus tôt , pour faire tomber le Gouvernement  provisoire en place, avant la mise en place d’une assemblée constituante.                                                                                                                Ce coup d’Etat s’est déroulé en 3 phases : prise du Palais d’hiver  siège du Gouvernement, le contrôle de tous les points stratégiques de Pétrograd et la prise de contrôle du Congrès panrusse des Soviets. Néanmoins, par ses répercussions, cette prise de pouvoir est révolutionnaire, car dès le lendemain, un nouveau gouvernement est constitué, le sovnarkom ( conseil des commissaires du peuple),  qui décrète les jours suivants des mesures révolutionnaires ( annoncées par Lénine dès ses Thèses d’Avril) mettant en vigueur des décisions de type socialiste : décret sur la Terre, décret sur la Paix etc…

 

Dans  quelle mesure l’Italie fasciste est-elle totalitaire ?

 Avec son accession au pouvoir en 1922  ( Marche sur Rome) et l’instauration de la dictature en 1925 ( lois fascitissimes), Mussolini a instauré un nouveau type de système politique qu’il qualifie lui-même de totalitaire : « Tout dans l’Etat, rien en dehors de l’Etat ».Un certain nombre de points définissant un système totalitaire se retrouve dans l’Italie fasciste,  surtout après 1935, période à laquelle il se radicalise. Ce système repose sur une idéologie nationaliste exaltant la puissance italienne, résurgence de la puissance de Rome et voulant créer un « homme nouveau » reproduisant les valeurs antiques du soldat et citoyen romain. Il repose également sur le culte du chef, Mussolini, qui manipule les foules grâce à son art oratoire et la propagande. Il repose son autorité sur le Parti fasciste, parti unique et sur la force répressive de ses milices. Enfin, la société est encadrée pour  arriver aux objectifs, de l’enfance au milieu du travail   ( corporations) et jusuq’aux  loisirs ( Dopolavoro).

A partir de 1935, il concrétise ses aspiration à l’Empire ( conquête de l’ Ethiopie) et a une vision plus raciale du peuple italien ( antisémitisme).

Néanmoins, ce caractère totalitaire  du fascisme doit être nuancé, car l’emprise de masse n’a pas été totale, ni dans l’intensité de la Terreur, ni dans l’adhésion des hommes dans la sphère privée.

 

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