Discours de Goering, le 6 juillet 1942 En ce qui concerne la France, j'affirme qu'on est loin d'en tirer le maximum et qu'elle pourrait avoir un rendement agricole bien différent si messieurs les Paysans étaient contraints de travailler davantage. Deuxièmement, la population française s'empiffre de nourriture que c'en est une honte. C'est là le secret pourquoi les gens sont si gais en France. Je m'époumone pour affirmer que je considère toute la France occupée comme un pays conquis. Jadis, les choses n'étaient-elles pas bien plus simples ? On appelait cela le pillage. A présent, les choses se font de façon plus humaine. J'ai pourtant l'intention de piller, et de piller largement. [...] La collaboration de messieurs les Français, je la vois seulement de la façon suivante, Qu'ils livrent tout ce qu'ils peuvent jusqu'à ce qu'ils ne peuvent plus ; s'ils le font volontairement, je dirais que je collabore ; s'ils bouffent tout eux-mêmes, alors ils ne collaborent pas, il faut que les Français s'en rendent compte. Document introduit par l'accusation soviétique devant le Tribunal de Nuremberg. Cité par J.P, AZÉMA, La Collaboration, PUF, 1975.
| ![]() |



