Mécanismes du fascisme : des mécanismes totalitaires ?
La masse doit croire.La masse, pour moi, n'est rien d'autre qu'un troupeau de moutons, tant qu'elle n'est pas organisée. Je ne suis nullement contre elle. Je nie seulement qu'elle puisse se gouverner elle-même. II faut la diriger au moyen de deux rênes : l'enthousiasme et l'intérêt. Qui n'emploie que l'un des deux se trouve en danger. Le côté mystique et le côté politique se conditionnent réciproquement. [...] Aujourd'hui je n'ai prononcé sur la Piazza que quelques mots ; demain des millions de gens pourront les lire, mais ceux qui étaient là, en bas, croient plus profondément en ce qu'ils ont entendu de leurs oreilles et, dirais-je presque, de leurs yeux. Tout discours à la foule a le double but d'éclaircir la situation et de suggérer quelque chose à la masse. C'est pourquoi aussi il est indispensable de haranguer le peuple pour provoquer la fièvre d'une guerre [...].Et que vient faire là-dedans la musique ? Que viennent faire les femmes, les gestes, les emblèmes ? Ce sont des éléments de fête. La musique et les femmes rendent la foule plus meuble et la font plus légère. Le salut à la romaine, tous les chants et toutes les formules, les dates et les fêtes commémoratives sont indispensables pour conserver l'élan à un mouvement. II en était déjà ainsi dans la Rome antique [...]. La foi seule transporte les montagnes et non la raison. [...] La propension de l'homme moderne à croire est incroyable. Lorsque je sens la masse dans mes mains, et cette foi qu'elle a, ou bien lorsque je me mêle à elle et qu'elle m'écrase presque, je me sens un morceau de cette masse.
Texte2 : le culte de la personnalité Dominatrice et puissante, la volonté d'un Homme stimule, entraîne foules et individus; jetant derrière eux les tristes scories des régimes précédents, les Italiens aspirent à se faire meilleurs, ils le veulent intensément, ils s'y appliquent longuement, et ils n'espèrent pour leurs oeuvres qu'une seule récompense: qu'il les sente non indignes de Lui. Figure complexe et complète de régisseur de peuples, nouveau à l'histoire, Mussolini s'érige désormais comme le dominateur spirituel du monde. II a, dans le monde, des phalanges, des légions de disciples admirateurs qui souhaitent, pour leurs nations, des guides d'une égale force. Idolâtre de l'Italie, II recherche, veut et prépare, sûrement, inéluctablement, le retour de la grandeur impériale [...]. Dominatrice du monde antique, Rome doit reprendre dans l'avenir, son ancienne domination de civilisation, de splendeur, non par la violence de la force, mais par le prestige de sa grandeur, irrésistible et perpétuelle dans les siècles [...]. Mussolini a transformé la face et l'âme des Italiens; c'est un esprit ressuscité de l'Antiquité radieuse, qui restitue et reconstruit pour Rome sa radieuse beauté. Mussolini est le rénovateur et il est le créateur. Dans le passé, Rome prit le nom d'empereurs et de papes : elle est aujourd'hui la Rome de Mussolini [...].Avec dévotion, admiration et amour d'Italien, je dédie ces pages à BENITO MUSSOLINI qui a voulu puissamment la grande ROME dans la plus grande ITALIE. Dans le premier décennal de l'ère fasciste, le 28 octobre 1932.
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